A mon étoile

 

Tel un berger, c'est à mon étoile que je vais,
Vers la flamme qui sommeille en mon for intérieur
Bien au delà des maux de ces mondes inférieurs,
Pour le meilleur et pour les rimes, je l'écrirais,

 

Voyant poindre le jour, se lève la Dame en blanc,
Celle qui n'en finit pas de me porter si haut
Que j'en attrape parfois le vertige des mots
Brûlé à vif par son regard incandescent.

 

Que me reste-t-il de chemin à parcourir,
De plaines et de mers, de montagnes et de vallées,
Pour qu'une journée entière la soif de tant d'années
Soit étanchée par la chaleur de son sourire.