Enfer de Dante

 

Une nuit à pleurer dans cet enfer de Dante,

Lacéré par une lame qui me traque et me hante,

Harcelé par mon spectre à l’esprit chimérique

Et ses incantations aux parfums prophétiques

 

Qui prédisent à mon âme une destinée funeste,

A l’ange des ténèbres de déguster mes restes,

Et mes râles et ses rots à l’heure fatidique

Dans une orgie macabre aux cris paroxystiques,

 

J’implore le pardon mais personne ne m’entend,

Et dans la rage impie de ses ricanements,

Le prince de ce monde me travaille au scalpel,

Apaise sa faim tragique, fatale et sans appel,

 

Une nuit à pleurer dans cet enfer de Dante

Sous les coups de burin du spectre qui m’édente,

Sous un ciel embrasé, crevé d’étoiles noires

Et goûtant le poison au ténébreux ciboire.