Black métal I : l’innocence embrochée

 

Je peins mon âme en noir,

En suppôt de Satan,

Je crucifie l’espoir,

En bon impénitent,

 

Je sacrifie les vierges

Sur l’autel débauché,

Du sang souille les cierges,

L’innocence embrochée,

 

Le néant dans mes yeux

Etrille les cœurs transis,

Le pentacle irradie

La grande apostasie*,

 

La douce obscénité

De violer l’égérie,

De baiser son cadavre,

Le corps froid de Lucie

 

Fer à clous, noir rictus

De l’aura maléfique,

Le bestial angélus

Clos l’apo-calyptique

 

Orgasme black métal,

Dont je ne suis repu

Pénètre encore Bélial

Mes tripes corrompues.

 

*Abandon public et volontaire d'une religion, particulièrement de la foi chrétienne