L’arbre mort 

 

On a coupé les liens
Comme on coupe un arbre mort,
Ses racines vivaient encore
Mais on n'en savait rien,

 

On a fait saigner nos cœurs
Raconté des histoires,
On n'arrivait plus à croire
Que l'on s'aimait encore,

 

La haine nous habitait
Et laissait nos nerfs à vif,
Nos âmes s'échouer sur des récifs
Comme une dette à s'acquitter,

 

Puis les racines ont dépéri …
La vermine a festoyé
Jusqu’aux tréfonds du noyer,
En nécrophage aguerri,

 

Mais sachez que …

 

Tout ne fut pas consumé,
Car resta de cette idylle
Une empreinte indélébile,
Une graine d’Or y a germé.