La Dame en blanc
I Les colonnes obscures
Battements
de cœurs mécaniques
Au rythme du pas cadencé,
Machines aux corps organiques
Rongées de haines insensées,
Invasion des colonnes obscures
Qu’on a pas su exorciser,
Déflagrations, cris de torture,
Odeur des chairs carbonisées,
Sanglots, averse de pluie noire
Dans une marée de sang croupi,
Irréversibles plaies au soir
Du tourbillon de l’entropie,
Que faire, sinon garder son âme
Même à travers l’épreuve du temps …
Lumière, vision brouillée d’une Dame,
Vision brouillée d’une Dame en blanc.
Jouez, harpes, vos airs empathiques
Au rythme des cœurs battant fort,
Chants et mélodies organiques
De gloire humaine en blanc et or,
Voici les colonnes de lumière
Sachant le mal évaporer,
Chantons les poèmes prières,
Ode au soleil en vers dorés,
Larmes de joie, pluie de couleurs
Dans l'Océan d'amour vécu,
Paix éternelle née de douleurs
Et l'ombre et le chaos vaincus,
Et tous, tous garderont leur âme,
Il n'y a plus d'épreuve du temps,
Gloire, gloire au Règne de la Dame,
Au Règne de la Dame en blanc.