La Dame en blanc

 

Les colonnes obscures

 

Battements de cœurs mécaniques

Au rythme du pas cadencé,

Machines aux corps organiques

Rongées de haines insensées,

 

Invasion des colonnes obscures

Qu’on a pas su exorciser,

Déflagrations, cris de torture,

Odeur des chairs carbonisées,

 

Sanglots, averse de pluie noire

Dans une marée de sang croupi,

Irréversibles plaies au soir

Du tourbillon de l’entropie,

 

Que faire, sinon garder son âme

Même à travers l’épreuve du temps …

Lumière, vision brouillée d’une Dame,

Vision brouillée d’une Dame en blanc.

 

II Le règne blanc

 

Jouez, harpes, vos airs empathiques

Au rythme des cœurs battant fort,

Chants et mélodies organiques

De gloire humaine en blanc et or,

 

Voici les colonnes de lumière

Sachant le mal évaporer,

Chantons les poèmes prières,

Ode au soleil en vers dorés,

 

Larmes de joie, pluie de couleurs

Dans l'Océan d'amour vécu,

Paix éternelle née de douleurs

Et l'ombre et le chaos vaincus,

 

Et tous, tous garderont leur âme,

Il n'y a plus d'épreuve du temps,

Gloire, gloire au Règne de la Dame,

Au Règne de la Dame en blanc.